Samuel Ouri - Art Urbain



EMOTION


D'où vous vient votre passion pour l'Art ?

J'ai toujours eu un intérêt pour la peinture. Il s'est surtout développé à l'adolescence au cours de visites de musées d'art classique et plus tard d’art moderne et contemporain, à Paris ou lors de voyages en Europe. Cet intérêt s’est ensuite doublé d’une passion pour l’art contemporain urbain qui s’est développée en même temps que ma collection et s’est renforcé au fur et à mesure de lectures et des rencontres avec les artistes, les galeristes et des visites de foires ou de galeries un peu partout en Europe.


COLLECTION


Il y a toujours un point de départ à une collection. Vous souvenez-vous de votre première pièce ?

Un petit Alias d’Invader que j'ai acheté en 2009. Avant tout, cette mosaïque représentait pour moi un quelque chose de Paris. Et ça me plaisait bien d’avoir chez moi un petit morceau d’histoire, surtout de ma jeunesse puisque j’ai grandi dans le quartier de Bastille où je voyais beaucoup cette mosaïque au coin des rues. C’est aussi une époque où je venais de rencontrer celle qui est aujourd’hui mon épouse. On avait eu une longue discussion sur le caractère artistique et sur le goût acquis ou inné pour ce type d’œuvre relativement simple. En un sens cette premier œuvre a scellé la première partie de notre histoire. J’ai toujours cette œuvre qui orne aujourd’hui un coin de notre appartement.


La pièce maîtresse de votre collection, celle dont vous êtes le plus fier ?

Un grand texte de SKKI relativement récent. Ce que j’aime dans cette œuvre c’est à la fois son sujet (un texte en écriture manuscrite qui parle de l’obsolescence programmée) et aussi le fait qu’on retrouve l’écriture emblématique de l’artiste qui fut l’un des premiers participants au Graffiti en France. Cette œuvre incarne à la fois son historique, son travail emblématique autour de l’écriture et son travail actuel, parfois décalé.


Où achetez-vous vos œuvres ? En ligne, en foire, en galerie ?

Au début, j’achetais exclusivement mes œuvres en galerie car je trouvais que c’était important d’échanger et rencontrer les galeristes. Aussi, j’ai rapidement été convaincu de l’utilité du travail de galeriste tant pour l’artiste (pour le soutenir et le diffuser) que pour le collectionneur (partenaire d’échange et de réflexion). Une fois que je me suis familiarisé avec le travail d’un artiste, j’achète aussi en ligne sans voir l’œuvre. Souvent parce que la galerie est à l’étranger et que je n’ai pas pu me déplacer. J’achète aussi en ligne quand il s’agit de multiples. J’achète rarement aux enchères car j’ai besoin d’un temps de réflexion avant d’acheter. Mais les enchères restent un spectacle intéressant et l’occasion d’avoir une idée de la côte d’un artiste à un moment donné.


ARTISTES


Quels sont vos artistes préférés du moment ?

A la fois les artistes que j’ai déjà dans ma collection comme Boris Tellegen, Lek et Sowat et à la fois les artistes issus de l’art urbain mais qui s’en éloignent aujourd’hui comme Horfée et Alexandre Bavard. Plus récemment, je m’intéresse au travail d’artistes plus historiques comme François Morellet et Tania Mouraud. Et puis toujours le travail de SKKI pour sa diversité à la fois en galerie que sur les réseaux sociaux qui capture toujours quelque chose de l’air ambiant et qui interpelle toujours.




CONSEILS


Le rôle du collectionneur aujourd'hui selon vous ?

Le collectionneur diffuse autour de lui son goût par la discussion, les rencontres, et sur les réseaux sociaux. Au point de vue des artistes vivants, le collectionneur est un soutien financier mais aussi un soutien plus général à la création artistique à travers les échanges, et parfois les encouragements.

Quels sont vos critères de choix dans l'acquisition de vos œuvres ?

Il s’agit essentiellement de coups de cœur, d’une émotion particulière pour l’œuvre d’un artiste dont je trouve le rôle ou l’apport au mouvement intéressant. Plus récemment, je m’intéresse aux artistes précurseurs ou successeurs de ce mouvement.


Notre prochaine 'Talk Party' porte sur l'art et le digital. Quel est votre rapport au digital ?

En tant que collectionneur, mon rapport au digital est avant tout la fréquentation des réseaux sociaux pour me tenir au courant de l’actualité du travail des artistes ou des expositions des galeries. Je les utilise aussi pour la diffusion de ma propre collection et pour mes impressions du moment.


Que vous apporte MyStudiolo ?

MyStudiolo est un outil très utile de gestion et d’archivage de ma collection. Il me permet d’avoir des photos de mes œuvres et les documents administratifs (certificats d’achat et d’authenticité) facilement accessibles. Je l’utilise aussi pour avoir un historique comme le prix d’achat. MyStudiolo me permet aussi de consulter les œuvres qui ne sont pas accrochées au mur de mon appartement, et en déplacement, de partager avec des collectionneurs des photos de ma propre collection.


Ci-dessous : JonOne (US) - Moneyless (IT) - David Gouny (FR) - Momo (US)


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